Définition :

C’est un cancer développé à partir de la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus appelée l’endomètre.

Il survient plus souvent après la ménopause (8 fois sur 10).

C’est après le cancer du sein, le cancer de la femme le plus fréquent.

Il touche 10 à 40 femmes pour 100 000.

Le plus souvent il s’agit d’un carcinome (cancer de l’endothélium).

A noter qu’il n’existe pas actuellement de test de dépistage reconnu de ce type de cancer.

FACTEURS DE RISQUE :

-les antécédents familiaux de cancer de l’endomètre

-les antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein, du colon ou de l’ovaire…

-l’exposition aux œstrogènes : la nulliparité (le fait de ne pas avoir eu d’enfant), la puberté précoce, la ménopause tardive, l’obésité, le traitement hormonal substitutif, le syndrôme des ovaires polykystiques, l’hormonothérapie par Tamoxifène, etc…

-l’HTA et le diabète sucré

LES SIGNES CLINIQUES DE LA MALADIE :

Le symptôme majeur est l’hémorragie utérine (métrorragie), isolée et spontanée, chez une femme qui n’a plus ses règles puisqu’elle est ménopausée.

Le diagnostic est plus difficile lorsque l’hémorragie atteint une femme qui est encore plus ou moins bien réglée aux alentours de la ménopause, il peut s’agir de ménorragies (règles plus abondantes) ou de métrorragies.

Devant ces métrorragies, l’examen direct au spéculum, puis les frottis vaginaux, la colposcopie, montrent en général un col utérin normal.

Les touchers pelviens (toucher vaginal et toucher rectal) sont souvent normaux.

LES EXAMENS ET LES ANALYSES COMPLÉMENTAIRES :

-L’échographie montre une augmentation anormale de l’épaisseur de la muqueuse utérine et permet d’apprécier le degré d’infiltration du myomètre.

-L’hystéroscopie peuvent montrer des images typiques, préciser l’extension et le siège des lésions.

-Le curetage ou la biopsie permettent le diagnostic.

D’autres examens complémentaires sont utiles pour le bilan d’extension : l’IRM pelvienne surtout.

LES DIAGNOSTICS DIFFÉRENTIELS :

Le cancer du corps de l’utérus est la première cause à rechercher chez une femme ménopausée qui présente des hémorragies utérines.

Ce n’est qu’après avoir éliminé un tel diagnostic que les autres hypothèses sont soulevées : vaginite, métrorragies dues à la prise d’œstrogènes, etc…

LE PRONOSTIC :

Quand le diagnostic est suffisamment précoce, la guérison est habituelle.

Les facteurs de mauvais pronostic sont :

-l’âge élevé de la patiente

-les tares viscérales

-les stades du cancer III et IV selon la classification FIGO

-le type histologique

-l’envahissement ganglionnaire

LE TRAITEMENT :

Le traitement repose sur l’ablation chirurgicale de l’utérus et des annexes, ovaires et trompes (hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale), la lymphadénectomie (exérèse des ganglions) complétée éventuellement par la curiethérapie (mise en place de produits radio-actifs au contact de la tumeur) ou une radiothérapie externe.