Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), un accouchement est prématuré s’il survient avant 37 semaines d’aménorrhée.

Il faut savoir que les accouchements prématurés représentent environ 6% des naissances en France.

Il existe 3 types de prématurité selon la date de survenue de l’accouchement :

-La prématurité « moyenne » (entre 32 et 37 semaines d’aménorrhée), la plus fréquente (environ 30 000 enfants en France) pour laquelle le pronostic est satisfaisant.

-La « grande » prématurité (entre 28 et 32 semaines d’aménorrhée), elle concerne environ 7 000 enfants par an. C’est dans ce cadre que les transferts vers un centre périnatal doivent être impérativement effectués.

-La « très grande » prématurité (avant 28 semaines d’aménorrhée), dont l’effectif et le pronostic sont actuellement encore mal cernés en France.

On définit 2 types d’accouchement prématurés :

-la prématurité « provoquée » : due à une extraction fœtale volontaire indiquée par les obstétriciens pour sauvetage maternel et/ou fœtal.

-la prématurité « spontanée » : l’accouchement n’est pas déclenché par les médecins.

Les facteurs de risque d’accouchement prématuré sont les suivants:

-LIES A L’ŒUF :

Grossesses multiples avec risque majeur 10 fois plus élevé que pour une grossesse unique

Anomalies placentaires : placenta prævia, hématome rétro-placentaire

Métrorragies du deuxième et troisième trimestre (risque multiplié par 4)

Hydramnios (liquide amniotique insuffisant)

-LIES A L’UTERUS :

Malformations congénitales du col ou de l’utérus

Béances cervico-isthmiques congénitales ou acquises

Exposition au DES (Distilbène) in utero ayant entraîné une hypoplasie utérine, cervicale et/ou une béance fonctionnelle. Cela concerne 80 000 femmes environ en France nées entre 1950 et 1975

Volumineux fibrome déformant la cavité utérine ou synéchie étendue.

-LIES A L’ETAT DE LA MERE :

Antécédent d’accouchement prématuré ou de menace sévère d’accouchement prématuré

Antécédent d’avortement provoqué ou spontané

Fièvre maternelle sévère, d’origine bactérienne (infection urinaire, listériose) ou virale

Infections cervico-vaginales et MST à l’origine d’infections ascendantes

Insuffisance de soins prénataux

Bas niveau socio-économique

Cependant, dans une proportion élevée des cas, aucun facteur de risque n’est retrouvé. La vigilance s’impose donc pour toute grossesse.